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Les biais cognitifs sont des mécanismes de la pensée qui sont censés nous faire gagner un temps précieux dans nos prises de décision. Lorsqu'il s'agit de survivre dans un monde sauvage, cela s'entend. Mais dans le monde professionnel actuel, infiniment plus complexe, ces raccourcis inconscients peuvent nous amener à prendre de mauvaises décisions. Il en existe des dizaines. S'ils sont inévitables, nous pouvons néanmoins nous en prémunir en débusquant les plus fréquents et en leur trouvant quelques parades.
Basés sur des distorsions de la mémoire ou du raisonnement, ces biais nous invitent à accorder plus d'importance à certaines informations qu'à d'autres. En voici cinq parmi les plus fréquemment observés :
Prendre une décision comporte toujours une part de risque. C'est ce qui rend l'exercice si délicat. La peur de nous tromper peut bloquer notre processus de décision, même si nous avons exploré des solutions et repéré celle qui semble la plus appropriée à la situation. A l'inverse, nous pouvons sous-estimer certains risques et pénaliser le déploiement d'une solution. Car in fine, une décision n'existe que si elle est effectivement mise en œuvre.
La prise de conscience de leurs effets pervers est déjà un premier pas. Elle nous alerte. Nous pouvons alors décider de prendre le temps d'examiner la situation avec plus d'objectivité. Voilà déjà un antidote au biais de disponibilité.
Le biais de confirmation, est le plus délicat à combattre. Nos croyances nous semblent tellement évidentes que nous les prenons pour des faits avérés. Les remettre en question pourrait heurter notre culture, voire notre identité. Nous pouvons cependant questionner systématiquement nos croyances : d'où viennent-elles ? Par quels faits objectifs sont-elles étayées ? Et si nous trouvions ou demandions des contre-exemples à des personnes en dehors de notre entourage habituel ? Restons toutefois bienveillants avec nous-mêmes (sinon, nous risquons de rencontrer un autre biais, le biais de dissonance cognitive qui veut nous éviter l'inconfort de croyances contradictoires !) : notre croyance peut être juste dans un certain contexte et fausse dans un autre. Il s'agit donc d'élargir notre cadre de référence : et si l'inverse était vrai aussi ?
Les biais de négativité et d'ancrage mental sont plus faciles à traiter. Il suffit de prendre le temps de lister les faits objectifs. Les expériences positives aussi bien que négatives, les faits ultérieurs à la première impression. Ou encore, nous donner des critères de décisions en rapport avec notre besoin avant de commencer à comparer différentes solutions, critère par critère, pour éviter l'effet de halo.
Pour ceux-là, rien de tel que les matrices de décisions comparant les avantages et inconvénients de chaque solution identifiée. Nous inclurons la solution "ne rien changer" pour la comparer au même titre que les autres et selon les mêmes critères. Nous déjouerons ainsi les pièges des biais de statu quo et d'aversion à la perte.
Parmi les critères, ajoutons également "facilité de déploiement" afin de ne pas oublier le biais de faux consensus. Une dernière astuce pour celui-ci : le plus simple pour savoir si les autres sont d'accord avec nous est encore de leur demander leur avis. Et le plus efficace pour les convaincre est de les inclure le plus tôt possible dans le processus de décision.
Opération impossible