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Quand on parle de risques, de responsabilité, de prévention, les acheteurs peuvent se sentir concernés. Si ça touche les parties prenantes extérieures, ils doivent forcément être impliqués.
Ces deux lois séparées de 3 mois et demi sont applicables dès 2018, même si (comme d’habitude en France) quelques règles opérationnelles restent à préciser. Cela étant, certaines entreprises qui ont pignon sur rue se sont déjà saisies du sujet et elles ont bien eu raison d’anticiper. Même s’il s’agit de contraintes réglementaires, de nombreuses entreprises citoyennes pourront y trouver de véritables opportunités. Par ailleurs, les thèmes couverts par les deux textes ont des points communs. Entrons plus dans les détails.
L’intitulé de ce texte du 9 décembre 2016 est explicite :
« Loi sur la transparence, la lutte contre la corruption et la modernisation de la vie économique ».
Et là les acheteurs peuvent aller jusqu’à se sentir visés, comme beaucoup d’autres salariés ou agents du secteur public.
L’objectif poursuivi par le Législateur est de modifier durablement les usages sur les questions de corruption et de fraude dans les entreprises, en commençant dès juin 2017 par les plus grandes (plus de 500 salariés et chiffre d’affaires supérieur à 100 M€). Et pour que les exigences aient des chances d’être appliquées, il y a création de l’Agence Française Anticorruption (AFA) et de moyens dissuasifs, voire coercitifs.
La loi impose la mise en place de 8 mesures opérationnelles dont au moins 2 sont très explicitement tournées notamment vers les achats :
En outre, l’entreprise peut choisir de solliciter l’expertise d’acheteurs pour participer à certaines analyses déjà utilisées dans des services Achats très matures.
Cette loi du 27 mars 2017 annonce elle aussi la couleur : « devoir de vigilance des sociétés mères et des entreprises donneuses d'ordre ». Les acheteurs comprendront que qui dit « donneur d’ordre », dit « fournisseur et sous-traitants » ! Sont concernées les entreprises de plus de 5 000 employées en France ou 10 000 salariés si le siège social est à l’étranger.
Les objectifs visent à prévenir les conséquences « fâcheuses » de choix commerciaux et d’investissement grâce à une meilleure connaissance des chaînes de production induites par la supply chain du donneur d’ordre.
L’article L225-102-4 du Code de Commerce relaie la partie de cette loi au sujet de l’élaboration d’un plan de vigilance. Il s’agit de vérifier que toutes les filiales ainsi que tous les sous-traitants et fournisseurs, respectent "les droits humains et les libertés fondamentales, la santé et la sécurité des personnes ainsi que l’environnement ».
On trouve à nouveau de l’expertise d’acheteurs pour au moins les points suivants :
Rappelons que la catastrophe du Rana Plaza au Bangladesh en 2013 fut l’élément déclencheur à l’échelle mondiale. L’effondrement de cet immeuble qui abritait plusieurs dizaines de sous-traitants de fabricants textiles occidentaux avait entraîné la mort de plus d’un millier de travailleurs.
Même en survolant ces textes comme nous venons de le faire, l’implication des acheteurs se révèle plus qu’évidente. Il est ainsi grand temps de vous rapprochez de vos juristes et risk managers, à moins que vous ne choisissiez de le devenir ! Pensez aussi à solliciter des prestataires experts de la gestion des risques à grande échelle.
Opération impossible