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On constate depuis 2 à 3 ans une forte augmentation de l’intérêt des entreprises ou des individus pour les certifications en management de projet. Je vous propose, dans ce premier billet, comprendre pourquoi les organisations cherchent de plus en plus à certifier leurs chefs de projets ou pourquoi les chefs de projets cherchent individuellement à se certifier.
D’autres billets suivront pour faire état des lieux des différents types de certifications PMI®, IPMA®, PRINCE2®, Agile PM®, SCRUM®...
De plus en plus d’entreprises s’engagent dans des démarches structurées et systématiques de certification de leurs chefs de projet.
Une première catégorie de motivation pour ces entreprises est de nature « structurelle » ; elle est liée au caractère désormais institutionnel du mode projet dans leur fonctionnement et dans leur processus internes.
Il s’agit ainsi, au travers de démarches de certification :
Au-delà de ces enjeux « structurels » s’ajoute désormais des raisons « conjoncturelles ». En effet l’évolution de la réglementation française de la formation professionnelle a un fort impact sur le financement des actions de formation. Ainsi, le caractère certifiant des formations est désormais indispensable pour bénéficier de financements qui peuvent être importants. Dans ce nouveau contexte règlementaire, une formation aboutissant à une certification reconnue officiellement se voit largement subventionnée soit au titre de parcours de professionnalisation soit au titre du CPF.
Ces certifications éligibles sont de 2 natures :
Voir les 9 certifications projet proposées par Cegos
De manière assez traditionnelle, on trouve d’abord les grandes entreprises qui systématisent ou promeuvent la certification (Thales, Orange, EDF, Alstom, Altran, Areva…). Ces certifications sont en général basées sur des standards (PMI®, Prince2®, IPMA®… que nous présenterons dans un prochain billet) et quelques fois sur des dispositifs internes. On trouve aussi de plus en plus de sociétés de quelques dizaines à quelques centaines de personnes qui optent aussi pour la systématisation de la certification pour leurs chefs de projet. Point commun entre toutes ces entreprises, petites ou grandes : Elles sont souvent de « usines à projet » (SSII, sociétés de services ou d’ingénierie, contractants, fournisseurs de solutions clés en mains…). La performance du mode projet est dès lors primordiale pour leur succès et leur pérennité. A ce sujet, on entend parler quelquefois « d’obligation » de certification qui serait imposée par les donneurs d’ordres dans leurs d’appels d’offres. La réalité est que cette exigence reste rare. En revanche, il est certain que la certification des chefs de projet est un gage de performance non seulement pour l’entreprise mais aussi pour ses clients.
Autre grande tendance que nous constatons : de plus en plus de chefs de projet s’engagent à titre personnel dans une démarche de certification. Même si cette initiative est individuelle, cette démarche est souvent supportée et encouragée par l’employeur. Pourtant chacun a conscience des bénéfices mais aussi des risques pour l’entreprise.
Au-delà de la satisfaction individuelle que peut apporter une certification, celle-ci est souvent un accélérateur professionnel avec un corolaire : le développement de l’employabilité. Prenons une illustration des enjeux issue du site du PMI® : selon une récente enquête, le PMI® évalue à 1,57 millions le nombre d’emplois qui seront créés, d’ici 2020, dans le domaine du management de projet. Dans ce contexte, les « bons » chefs de projets sont très recherchés et pour les employeurs les certifications sont un très bon gage de professionnalisme.
Les certifications en management de projet ne relèvent donc pas d’un simple effet de mode. Leur développement est porté à la fois par un besoin de plus en fort de la part des entreprises de professionnaliser leurs chefs de projet et par le souhait des chefs de projet de disposer d’une reconnaissance officielle de leur compétences. A cela s’ajoute désormais une évolution forte de la réglementation de la formation en France qui renforce le rôle de la certification.
Je vous propose de nous retrouver prochainement dans second billet pour faire un tour d’horizon des forces et des caractéristiques de quelques-unes des principales certifications en management de projet.
Opération impossible