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Comme beaucoup d’entreprises ou de services, vous avez peut-être mis au point et systématisé votre méthodologie interne de conduite de projet. Votre référentiel méthodologique est devenu la véritable colonne vertébrale pour la conduite de vos projets avec son cycle de vie standard, ses phases, ses jalons, sa gouvernance, ses livrables. Il est un élément essentiel au bon fonctionnement de vos projets mais répond-il à tous les contextes projet? Peut-être est-il temps de lui apporter un peu de flexibilité et d’agilité?
La question devient donc : comment intégrer de l’agilité dans ma méthodologie projet tout en capitalisant sur les acquis et en conservant le cycle de vie procédural / traditionnel / waterfall ?
« Mes projets ne rentrent plus dans les cases ! » : c’est la remarque que font beaucoup de PMO et de chefs de projet…
En effet, les référentiels méthodologiques « maison » ont été créé pour rationaliser et homogénéiser les cycles de vie des projets avec une approche procédurale (dite aussi waterfall ou cycle en V… ). Ils sont basés sur le principe d’un déroulement unique ou chaque phase crante sur des livrables et des décisions (GO / NO GO)
Il est clair qu’ils constituent un élément clé de la performance des projets : partager une même grammaire et un même vocabulaire projet pour toute l’organisation, tout le monde y gagne car chacun comprend les tâches à réaliser pour chaque phase, les rôles et responsabilités, les livrables à produire, les décisions à prendre…
En effet, la plupart des projets restent encore parfaitement à l’aise avec une approche procédurale avec 4, 5 ou 6 phases qui s’enchaînent : projets industriels, projets d’ingénierie évidemment … mais aussi certains projets de systèmes d’information.
Il faut donc absolument garder cet acquis de la logique traditionnelle !
Que constate-t-on quand ça ne « ne rentrent plus dans les cases » ? Simplement que la réalité des projets évolue car il faut aller plus vite en délivrant plus rapidement certains lots ou pouvoir s’adapter au contexte en réalisant le projet par incrément, sans avoir tout spécifié dès le départ.
Pour répondre à ce besoin croissant de souplesse et d’agilité, le système de phases classiques et de jalons standards ne fonctionne plus très bien.
L’enjeu est donc de capitaliser sur les acquis du référentiel projet traditionnel tout y apportant des modalités pour embarquer de l’agilité.
Back to the basics : revenons aux fondamentaux sur le jalonnement. Le jalonnement est reconnu comme un élément fondamental du pilotage de projet : marquer des point d’arrêts à des moments clés du projet pour :
Comme nous le savons tous, en mode procédural traditionnel les moments clés pour les jalons sont positionnés en fins de phases (on peut aussi ajouter des jalons complémentaires). Si l’on fait le parallèle avec la méthode SCRUM en mode agile, le jalonnement virtuel correspond au tempo de chaque SCRUM.
Dans les situations plus complexes, dites « hybrides », quand les approches traditionnelles et agiles se mêlent et où les phases se chevauchent, une très bonne approche est de garder / renforcer la notion de jalon, tout en passant en second plan la notion de phases.
2 principes sont à appliquer :
Quelques que soit les types de projets, ces jalons doivent rester « standards » et donc obligatoires et normés. En effet ils restent cruciaux pour :
Un pilotage de et des « jalons de contrôle » flexibles dépendant de la stratégie de réalisation du projet
Ces jalons seront positionnés par le chef de projet en fonction de la stratégie qu’il propose pour la réalisation de son projet. Ainsi, ces jalons de contrôle peuvent tout à fait se caler en fin de phase classique si cela fait sens pour tout ou partie du projet : par exemple la fin de conception ou la fin de recette/validation … pour un lot, etc.
Ces jalons de contrôle peuvent aussi et surtout se positionner à tout autre moment clé du projet : par exemple quand il est prévu d’avoir utilisé 50% du budget pour un lot en mode agile (burndown chart), ou la date prévue pour la mise en production un premier lot …
Concernant la définition de ces jalons c’est au chef de projet de l’expliciter au lancement du projet. Ainsi il va annoncer à l’avance, pour chacun des jalons de contrôle qu’il propose, la liste des livrables ou les événements significatifs attendus, le coût correspondant et la date prévue pour le passage du jalon.
Tout au long du projet, il sera dès lors possible de comparer la trajectoire prévue avec la trajectoire réalisée, ceci pour les coûts, les délais et les livrables.
Cette approche simple et efficace permet à la gouvernance du projet et du portefeuille, d’avoir une bonne vision des prévisions et un bon contrôle sur l’avancement, quel que soit la nature des projets
Avec ce type de référentiel qui mixe des « jalons standards » et des « jalons de contrôle » adaptés à chaque projet, on cumule les avantages :
Merci par avance pour vos réactions et questions. J’aurai le plaisir de vous répondre et de vous donner quelques bonnes pratiques opérationnelles sur le mode « hybride » dans un prochain billet .
Opération impossible